Luttes traditionnelles

Le Back Hold (lutte écossaise)

Le Back Hold à des origines aussi lointaines que celles du Gouren. Il est pratiqué en Ecosse et dans la partie Nord de l’Angleterre. Le but du combat est comme dans bien des luttes traditionelles d’obtenir la tombé de son adversaire. L’originalité de ce style tient dans la position que doivent prendre les lutteurs : ceux-ci sont tenus d’enlacer le corps du partenaire avec les mains jointes en cuillères au milieu du dos. La position des bras se faisant bras droit dessous et bras gauche par-dessus les épaules de l’autre lutteur.

Nous utilisons cette lutte pour répondre à différents objectifs. Pour les petits, il s’agit dans un premier temps d’effectuer un travail sur la latéralisation et l’équilibre. Pour les plus grands, le Back Hold sert d’approche pour l’apprentissage de la chute et à inculquer la notion d’accompagnement dans le tombé du partenaire.

La Lutte Turque (ou Kirpinar):

Apparue selon une légende en 1346, le Kirpinar, plus communément nommé la lutte turque, fait partie de la catégorie dite des luttes nues. Le but du combat est de réussir à priver son adversaire de tous appuis au sol, et de le maintenir à la vertical, la tête orientée vers le bas. La difficulté ne réside pas dans la complexité de soulever son adversaire, mais plutôt dans le fait d’obtenir une saisie efficace pour y parvenir. En effet, le corps de ces combattants est enduit d’huile d’olive afin de limiter les possibilités d’accroche sur le corps du partenaire.

Nous pratiquons au sein des skoliou une forme dérivée du Kirpinar. En ce sens que nous en avons modifié une partie des règles dans le but de le rendre accessible au plus grand nombre mais aussi d’en dégager un intérêt pédagogique pour le plus jeune public. Dans le cadre de notre activité (gouren) cette lutte nous sert d’outil afin d’apprendre à acquérir une gestuelle adéquate (exemple : positionnement du dos) lors des soulevés. Nous apprenons donc qu’il faut privilégier un bon positionnement et développer des notions d’adresses et d’équilibres plus que de la force brute.


Les Luttes Africaines

Il existe de nombreuses luttes différentes sur ce continent, néanmoins, nous pouvons trouver une constante dans leurs pratiques. Elle se présente sous la forme de combat exclusivement debout dans un appareil des plus minime. En effet, les lutteurs sont toujours nus à l’exception du port d’un pagne. Les saisies peuvent s’effectuer sur l’ensemble du corps. Le plus souvent, l’enjeu du combat est de faire chuter son partenaire, ou bien de lui faire toucher un troisième appui au sol.

Dans la pratique du gouren, nous en gardons les règles fondamentales. Toutefois, nous y avons ajouté un accompagnement obligatoire du partenaire dans la chute afin de répondre à la non brutalité mise en avant dans notre serment. En ce qui concerne les jeunes enfants, ce type de lutte nous permet de dédramatiser l’affrontement et de les sensibiliser à la chute. Par ses règles simples, ce type de lutte leur est présenté sous forme de jeux pour les amener progressivement à prendre conscience de leur corps (exemple : dissocier les différentes parties de leur corps).

Le Sumo

Le Sumo fait partie intégrante de la culture japonaise. En effet, il nous est connu à travers les premiers récits mythologiques concernant la naissance du Japon. Ces légendes misent à part, il apparait que les premiers combats de Sumo se sont déroulés il y a déjà 1500 ans. Les combattants de Sumo (sumotori) sont considérés encore aujourd’hui comme des quasi dieux vivants. Le but du combat est de faire sortir son adversaire d‘un cercle ou de le faire chuter.

Lors des initiations ou entrainements, nous utilisons le Sumo pour acquérir les notions premières de préhension (pousser et tirer) nécessaire à toute forme de lutte. Nous en avons aménagé les règles pour ne pas aborder l’aspect chute, déjà présente dans d’autres styles de lutte, et en simplifier les règles.

La Glima

Il s’agit à l’origine du nom de trois luttes traditionnelles pratiquées au moins depuis le Moyen-âge, dans les régions Nord de l’Europe (Suède, Finlande, Islande). L’un des styles a disparu, il y a déjà quelques siècles. Seul on subsistaient 2 types de Glima bien différente : la Glima islandaise et la Glima scandinave. La Glima islandaise se pratique debout avec les mains saisissant à la ceinture du partenaire. Le but étant de faire tomber son adversaire tout en conservant cette saisie. La glima scandinave est pratiquée uniquement en Suède. Il existe peu de règle ce qui la rend au premier abord plutôt brutal. L’objectif étant de mettre son adversaire au sol à distance. Le combat pouvant s’arrêter également au premier sang versé.

Nous avons là encore modifié certaines règles, pour inclure au mieux la Glima au sein de notre pratique de la lutte. Toute démonstration de force brute et de gestuelles amenant à une blessure du partenaire y a notamment était supprimé. Notre volonté est d’avoir une activité d’opposition privilégiant le sens de l’équilibre et l’agilité dans les gestes à effectuer. Pour les enfants la Glima scandinave nous permet d’enseigner la maîtrise de soi et le respect de l’autre.